Tout au long de son évolution l’espèce humaine n’a cessé d’accumuler les différentes sources d’énergie afin d’améliorer son bien-être. Grâce à son cerveau performant, elle a élaboré une technologie répondant plus ou moins aux désidérata de chacun, altérant par conséquent, progressivement la biosphère.
Pour avoir une existence longue et rester en « harmonie avec la nature », notre espèce aurait dû se contenter du minimum vital (renoncer à “être humain” en quelque sorte) et vivre comme les autres espèces qui évoluent très lentement depuis plusieurs milliers voir millions d’années.
L’expansion technologique découlant de ses facultés intellectuelles pour s’adapter à un environnement à changement constant, a contraint l’humanité à dissiper exponentiellement l'énergie disponible, elle ne peut donc pas avoir d'existence longue car l’énergie, ne se produisant pas, les stocks disponibles se raréfient et les moyens de l’intercepter ne sont pas renouvelables éternellement.
La rareté de l’énergie modifiera le comportement de l’espèce humaine en imposant définitivement une décroissance qui, associée à la dérive climatique, provoquera le renoncement progressif de tous les projets, des plus ambitieux aux plus vitaux.
De ce déclin découlera la disparition de la race humaine à plus ou moins longue échéance en fonction de ses possibilités intellectuelles à réagir à cette fatalité prévisible.
Bibliographie non exhaustive:
La décroissance Nicholas Georgescu-Roegen.
Des moteurs thermiques aux structures dissipatives
Ilya Prigogine et Dilip Kondepudi.
Thermodynamique de l’évolution François Roddier.
L’énergie du déni Vincent Mignerot.
Ralentir ou périr Timothée Parrique.
Cataclysmes Laurent Testot.
Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité
Aurélien Barrau.
Qu’est-ce que le vivant? Alain Prochiantz.
Résister Salomé Saqué.
Politiser le renoncement Alexandre Monnin.



